Dans les faits, la P3CO (Prime Collective de Compétitivité COVEA) est impactée par les absences dites « pénalisantes ».
Mais quelles sont-elles ? Et bien les voici : maladie, maternité, paternité, temps partiel thérapeutique, grève, absence autorisée rémunérée, enfant malade, absence sans solde, CETR, déménagement, rentrée scolaire, congé création d’entreprise, congé sabbatique, congé parental d’éducation, décès du frère ou sœur du conjoint du salarié, décès grand parent du salarié, hospitalisation du conjoint…

Dans ces cas là, le montant de la prime est impacté à la baisse…
Pourtant le Congé Maternité est un congé légal obligatoire (et entre nous qui est vraiment apprécié !!)
Le congé maternité est considéré comme du temps de travail effectif. Oui mais seulement pour le calcul de la durée des congés payés et les droits liés à l’ancienneté. Il n’ouvre pas droit aux primes liées au travail effectif (prime sur objectifs, par exemple). Une prime dont le versement est liée à une condition de présence autorise l’employeur à ne pas la lui verser. C’est pourquoi, pour la P3CO, le congé maternité est une « absence pénalisante ».
Là encore, on n’y a pas droit …

Mais c’est sans compter sur les Accords égalité Femme/Homme du 4 mai 2018 qui prévoient la compensation des absences pour congés pathologiques, maternité et adoption ! Le montant de la prime est proratisé au temps de l’absence (collectif ou individuel).

Aussi, les accords Egalité Femme/ Homme COVEA stipulent que « Les choix ou les différences qui s’opèrent sont fondés sur des critères d’évaluation non discriminants et respectueux de la diversité des origines sociales ou ethniques, des expériences, des âges, des genres, de leur lieu de naissance, de leur situation de famille ou leur grossesse, de leur conviction religieuse, d’un éventuel handicap, de leur état de santé, de leur orientation ou identité sexuelle, leur apparence physique, de leurs activités syndicales, leurs opinions politiques, etc. »

Alors oui, mesdames, pas besoin de choisir entre Primes ou Natalité, la P3CO on y a droit !
C’est pourquoi les femmes en congé maternité ont ou auront une régularisation de la P3CO sur leurs salaires de mai et juin.

Au final, ne serait-il pas plus simple que le congé maternité ne soit pas considéré comme une absence pénalisante afin que le versement de la prime ait lieu pour tous en avril ?

Mais pourquoi faire simple quand on peut tout compliquer !